Sunday, August 27, 2006

Grimpette

Pour ceux qui ne savaient pas, moi j'aime bien grimper les montagnes. Pas les super hautes, hein, juste les petites montagnes qui se grimpent en une journée avec comme unique préparation mes 4km de marche chaque jour pour aller au travail. Du coup, ça faisait 15 jours que j'essayais péniblement de rassembler un groupe de gens et aller faire un tour dans l'état voisin du Niou Ampshire. Voilà chose faite!

Samedi matin, lever bien avant l'aube, pour être partis a 5h30 de notre chère Somerville. Petite sieste sur la route, et on est prêts à attaquer le sentier Ammonoosac à 9h tapantes. Voilà notre fine équipe: Peter, Minyoung, Laura, Veronica et La Clot (qu'on ne présente plus):

Le Mont Washington est le plus haut de la côte Est des Zétats-Zunis, avec ses 1917m d'altitude. Pour y monter, certains prennent le petit train à charbon, le "Cog Railway":

(bouuuh la grosse fumée) ... tandis que d'autres prennent le chemin de la forêt:

(oh les jolies lumières du matin entre les arbres) ... et puis bien sûr il y en a d'autres qui prennent la route en engin motorisé personnel (dont beaucoup de motos, et aussi quelques vélos), mais c'est beaucoup moins marrant. Ceux qui ont choisi de prendre le chemin de la forêt jouissent de la vue magnifique sur les Montagnes Blanches aux alentours, tout en suivant un petit ruisseau s'écoulant gaiement.

Après quelques heures dans la forêt, on atteint la limite des arbres, et on entre dans la zone "alpine", à tendance plus désertique.

Puis, on arrive à la maison des "Lacs dans les nuages", qui accueille les voyageurs avec de la soupe chaude, des cookies et des lits. Aux Zétats-Zunis il y a l'équivalent d'un sentier de grande randonnée qui part du Maine et qui finit en Géorgie et qui s'appelle "Appalachian Trail". Les randonneurs motivés parcourent ainsi plus de 2000 miles (3200km tout de même) en 6 mois en moyenne, en passant par toutes les plus jolies montagnes de la côte Est. La maison du lac dans les nuages est un abri pour ces randonneurs, qui passent justement par ce chemin. Le paysage à ce niveau là est vraiment joli, avec quelques lacs, des buissons résistants et beaucoup de cailloux.

Voici un autre lac, avec en arrière-plan la fumée noire du petit train et en haut à gauche les antennes de la station météo en haut de la montagne:

Après une heure de grimpette dans la forêt, notre cinquième acolyte Véronica a réalisé qu'elle avait sous-estimé la randonnée ou sur-estimé sa condition physique, et a rebroussé chemin pour prendre le train à charbon. Nous avons donc fait la majorité de la promenade à quatre. On n'est pas bien là perchés sur nos cailloux?

Puis on continue dans les champs de cailloux notre ascension vers le sommet. En chemin, on rencontre tout un tas de jeunes gens portant des cartons pour alimenter la maison dans les nuages, que l'on discerne vers le haut à gauche ci-dessous. En effet, la route permet un accès facile au sommet, mais la maison est isolée sur le bord du sentier, et l'approvisionnement de la soupe et des cookies se fait à dos de sherpa.

Après quatre heures d'ascension, nous y voilà! Là-haut, c'est l'usine: il y a foule de gens venus en voitures et motos, de randonneurs, de touristes, etc. Nous avons eu de la chance avec la météo, car à cette saison il fait quasiment 0º et beaucoup de vent au sommet, mais ce jour là il faisait entre 5 et 10º (ce qui n'est pas froid quand on s'active), et pas plus de vent que ça. Pas besoin de sortir mon joli bonnet jaune avec un ponpon.

Là, on se régale de sandwiches préparés avec amour à 4h30 du matin et d'une soupe chaude achetée sur place, puis on reprend le sentier. Enfin on en prend un autre, tant qu'à faire. Cet autre sentier est drôlement fastoche: on prend les rails en haut et saute d'un montant à l'autre!

J'rigoooole... Ca c'est pour les gens fatigués qui prennent le petit train.

Mais nous on est encore plein d'énergie. Remarquez les jolis gants parfumés à l'orange qui vont avec mon bonnet à ponpon sus-mentionné.

Cet autre sentier est extrêmement caillouteux pendant une bonne partie du chemin, ca fait mal aux chevilles et aux genoux. Celà dit la vue est magnifique sur les montagnes alentours.

Puis, quand on atteint la ligne des arbres on peut aller plus vite car il y a moins de cailloux. On a finit par courir sur le sentier (la gravité aidant bien), accomplissant la descente en 2h30. Youpi, on a réussi!

Enfin, la traditionnelle rubrique Wildlife de mes pérégrinations: je dois avouer que nous n'avons vraiment pas rencontré grand monde le long de ce chemin. Deux araignées, une coccinelle, et un renard en bas près de la station de train:

Et c'est tout! Pas un écureuil, pas une buse, pas un chipmunk, même pas de fourmi venues boulotter les miettes de sandwich sur le chemin. Le désert.

Ce fut donc une magnifique promenade. Maintenant il faut arrêter de faire l'andouille et commencer à faire mon balluchon pour mon voyage du siècle. Vous serez rassurés de savoir que je n'attraperai pas la typhoide, l'hepatite A, le tetanos, la diphtérie ou la coqueluche grâce aux vaccins que j'ai reçus vendredi. Je vous rappelle que vous avez encore une semaine pour m'envoyer votre adresse et gagner une carte postale. La fermeture des inscriptions est fixée au vendredi 1er septembre au soir, heure américaine (disons minuit heure française), car je pars passer quelques jours au Canada pour renouveler mon visa.

Tuesday, August 15, 2006

Carnet de voyage

Je me suis acheté des guides touristiques et un zoli petit carnet pour raconter mes aventures de voyage, qui seront incontestablement palpitantes. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, il est encore tout vide ce carnet, mais on va commencer à le remplir tous ensemble.

Pour cela, cher lecteur, j'ai besoin de TOI. Dans les premières pages de mon carnet de voyage, je veux noter toutes les adresses de la famille et des amis à qui je dois envoyer des cartes postales. Si toi aussi, cher lecteur, tu veux recevoir une carte postale du bout du monde, c'est drôlement fastoche, suis les instructions ci-dessous à la lettre:

1. Arrête de faire ton/ta timide et écris un ptit commentaire sympa pour me dire que tu es passé par chez moi -ET-
2. Envoie-moi ton adresse postale par email [cgrimault à gmail point com], et je la noterai dans mon carnet.

Toute personne qui aura rempli ces deux petites conditions, même que je ne connais pas et qui veut juste recevoir une carte postale, aura gagné ce privilège! Pour information, en mandarin la Poste se dit "yodjou" (transcrit en prononciation francaise), et un timbre se dit "yopiao". Tout simplement.


Just like the Air France magazine, this article will be translated in English in blue for those of you who usually come here to look at the pictures. I'm trying to put together a list of people to whom I will send postcards from this far away land that I'm travelling to. If you'd like to receive one, please follow carefully these instructions:

1. Stop being shy and post a comment on my blog to let me know that you stopped by
-AND-
2. Send me your postal address by email at [cgrimault at gmail dot com].


Anybody who meets those two conditions, even if I don't know you much, will receive a postcard. Stop hiding!

Echarpe à poils

Ne vous avais-je point parlé de mes lubies soudaines et incontrôlables dans le domaine des travaux manuels? J'en connais une qui va bien rigoler, après m'avoir entendu dire "Mamaaaaaan, j'ai envie de tricoter!" à de nombreuses reprises lors de mon enfance.....

Voilà, j'avoue, je me suis acheté quelques pelottes, des aiguilles et un bouquin pour me tricoter une écharpe poilue pour l'hiver... Si tout se passe bien je me ferai aussi un ptit bonnet et des mitaines, mais on n'en est pas là. Pour l'instant j'en suis encore au carré d'exercices pour bien me remémorer le point avant, le point arrière, les torsades et compagnie (c'est pour ça qu'il est moche mon carré).

La grande nouveauté, c'est que j'ai appris toute seule (avec mon bouquin bien sûr) à faire le premier rang, après de nombreux ouvrages commencés par ma Môman paske c'est hachement dur de faire le premier rang. Si c'est pas le signe du passage à l'âge adulte ça.....

Tuesday, August 08, 2006

Sainte-Mélanie-les-Bains

Le weekend passé, la Clot a encore une fois eu la bougeotte, encore et toujours en direction du Canada. Que voulez-vous, quand on l'invite à un festin familial à la campagne elle est incapable de résister!

Vendredi après-midi, la Clot a fait son baluchon et a entraîné dans sa course son amie Jeanne qui voulait pratiquer son français et conduire à travers le New Hampshire et le Vermont pendant des heures. Elles furent rassurées en chemin qu'elles étaient bien dans la direction du festin familial.

Après une pause chez sa cousine chérie au 7735 rue St Denis, voilà la Clot, son amie Jeanne et sa couz' Agathe parties pour passer la fin de semaine à... (roulement de tambour.....) Sainte-Mélanie-les-Bains! Là, elles ont rencontré l'agneau, qui n'a pas de nom dans l'histoire mais qui avait déjà commené à dorer depuis midi.

Elles furent accueillies chaleureusement par une épluchette de blé d'inde* sur le patio. Nos trois commères, rejointes par la couz' Elise et son chum** Jean-Phillipe allèrent ensuite profiter de la piscine, dont la vue sur les vallons est rafraîchissante quand on vient de la ville, contrairement à la température de l'eau qui vaut bien 3 fois celle de l'Atlantique sur les côtes du Massachusetts grâce à un système de tuyaux montés sur le toit de la grange.

* Epluchette de blé d'inde = maïs en épi
** Chum = copain

Puis, la Clot et sa couz' Agathe décidèrent d'aller montrer à l'amie Jeanne la belle vue qu'on a de l'observatoire au fond du pré des vaches. Elles prirent donc le petit chemin en arrière de la maison, et marchèrent dans la campagne verdoyante pendant 5 bonnes minutes.

Ouaaaaah, que c'est bon de s'allonger dans l'herbe, d'écouter les grillons et les petits oiseaux, et de contempler la rivière Assomption qui coule joyeusement dans les chutes de Monte-à-Peine!

La Clot était venue à cet endroit de nombreuses fois auparavant, et lors de sa dernière visite il y a trois ans et demi elle avait été obligée de chausser des raquettes en boyaux de caribou et d'enfiler son chapeau:

... pour en arriver au même point (vue de l'autre côté de l'observatoire):

Ce petit flashback d'il y a 3 ans s'achève sur une vue du patio, qui ne donne pas particulièrement envie de s'y installer pour le petit déjeuner:

Mais revenons à nos moutons (pardonnez-moi la mauvaise blague). Notre mouton en question avait juste eu le temps de finir de cuire pendant la promenade des commères. L'oncle de la Clot, Rémy, avait la situation bien en main, aidé dans son ouvrage par le fidèle voisin Robert.

En deux temps trois mouvements, l'agneau fut decoupé proprement, délicatement parfumé par une succulente farce tomates séchées/oignons/champignons. Tous les autres plats furent apportés et le festin put commencer.

Miam miam miam miam miam miam, tout le monde se régala du festin. La Clot a beaucoup aimé les petits carrés de sucre à la crème fait par Cécile, l'amie de Robert.

Quand les températures se rafraîchirent, les trois cousines et l'amie Jeanne revêtirent leur uniforme de fin-de-semaine-à-la-campagne: une paire de jeans et un polaire à fermeture éclair, de préférence rouge ou noir car c'est la classe.

La Clot confia ensuite sa tignasse aux ciseaux de sa couz'.... "Non, non, pas la boule à zéro!" La Clot repoussa donc ainsi sa première coupe de cheveux aux Zétas-zunis à une prochaine fois.

Quand la nuit fut tombée, l'oncle Rémy ranima le feu de l'agneau, car une soirée à la campagne sans les traditionnelles guimauves grillées ça ne ressemble à rien. C'est tout un art, le grillage de guimauves, il faut estimer précisément la distance entre les braises et la bête à rôtir pour la faire fondre jusqu'au centre (ou presque), sans toutefois brûler l'extérieur ou risquer la chute de guimauve si le centre est tout fondu. Une technique qui demande des années de pratique...

Les couz' et l'amie Jeanne passèrent une excellente nuit dans la petite maison construite par les grands-parents des couz' il y a bien des années. Le matin venu, après un délicieux ptit dej' comme l'oncle Rémy sait les faire et le plouf du matin, la Clot et son amie Jeanne descendirent aux chutes de Monte-à-Peine. Ce nom avait résonné avec une poésie particulière aux oreilles de la Clot pendant toute son enfance, et elle se ravit encore une fois de cette petite promenade dans la forêt.

Avant de reprendre la route, nos commères firent un tour dans le jardin de chez Robert pour aller admirer le petit étang qu'il a construit en arrière de sa maison au toit bleu. Pas besoin de filet pour attraper les papillons se régalant d'échinacées!

Puis vint le grand moment de reprendre la route. La Clot proposa de prendre un autre chemin que d'habitude pour revenir aux Zétats-Zunis pour voir du pays, bien mal lui en prit.... La Clot et son amie Jeanne restèrent coincées dans un bouchon pendant DEUX LONGUES HEURES à la douane, et celà avant les histoires de shampooing et de dentifrice explosifs!

Tout ça pour prendre un bac et traverser le joli lac Champlain qui sépare l'état de Nouillorke et celui du Vert-mont. C'était bien la peine!

Après neuf heures et demie de route, les deux amies arrivèrent enfin dans leur chère Somerville, avec quelques restes d'agneau rapporté clandestinement pour leur lunch du lundi midi. Un vrai plaisir de fin de semaine!