Samedi matin, lever bien avant l'aube, pour être partis a 5h30 de notre chère Somerville. Petite sieste sur la route, et on est prêts à attaquer le sentier Ammonoosac à 9h tapantes. Voilà notre fine équipe: Peter, Minyoung, Laura, Veronica et La Clot (qu'on ne présente plus):
Le Mont Washington est le plus haut de la côte Est des Zétats-Zunis, avec ses 1917m d'altitude. Pour y monter, certains prennent le petit train à charbon, le "Cog Railway":
(bouuuh la grosse fumée) ... tandis que d'autres prennent le chemin de la forêt:
(oh les jolies lumières du matin entre les arbres) ... et puis bien sûr il y en a d'autres qui prennent la route en engin motorisé personnel (dont beaucoup de motos, et aussi quelques vélos), mais c'est beaucoup moins marrant. Ceux qui ont choisi de prendre le chemin de la forêt jouissent de la vue magnifique sur les Montagnes Blanches aux alentours, tout en suivant un petit ruisseau s'écoulant gaiement.
Après quelques heures dans la forêt, on atteint la limite des arbres, et on entre dans la zone "alpine", à tendance plus désertique.
Puis, on arrive à la maison des "Lacs dans les nuages", qui accueille les voyageurs avec de la soupe chaude, des cookies et des lits. Aux Zétats-Zunis il y a l'équivalent d'un sentier de grande randonnée qui part du Maine et qui finit en Géorgie et qui s'appelle "Appalachian Trail". Les randonneurs motivés parcourent ainsi plus de 2000 miles (3200km tout de même) en 6 mois en moyenne, en passant par toutes les plus jolies montagnes de la côte Est. La maison du lac dans les nuages est un abri pour ces randonneurs, qui passent justement par ce chemin. Le paysage à ce niveau là est vraiment joli, avec quelques lacs, des buissons résistants et beaucoup de cailloux.
Voici un autre lac, avec en arrière-plan la fumée noire du petit train et en haut à gauche les antennes de la station météo en haut de la montagne:
Après une heure de grimpette dans la forêt, notre cinquième acolyte Véronica a réalisé qu'elle avait sous-estimé la randonnée ou sur-estimé sa condition physique, et a rebroussé chemin pour prendre le train à charbon. Nous avons donc fait la majorité de la promenade à quatre. On n'est pas bien là perchés sur nos cailloux?
Puis on continue dans les champs de cailloux notre ascension vers le sommet. En chemin, on rencontre tout un tas de jeunes gens portant des cartons pour alimenter la maison dans les nuages, que l'on discerne vers le haut à gauche ci-dessous. En effet, la route permet un accès facile au sommet, mais la maison est isolée sur le bord du sentier, et l'approvisionnement de la soupe et des cookies se fait à dos de sherpa.
Après quatre heures d'ascension, nous y voilà! Là-haut, c'est l'usine: il y a foule de gens venus en voitures et motos, de randonneurs, de touristes, etc. Nous avons eu de la chance avec la météo, car à cette saison il fait quasiment 0º et beaucoup de vent au sommet, mais ce jour là il faisait entre 5 et 10º (ce qui n'est pas froid quand on s'active), et pas plus de vent que ça. Pas besoin de sortir mon joli bonnet jaune avec un ponpon.
Là, on se régale de sandwiches préparés avec amour à 4h30 du matin et d'une soupe chaude achetée sur place, puis on reprend le sentier. Enfin on en prend un autre, tant qu'à faire. Cet autre sentier est drôlement fastoche: on prend les rails en haut et saute d'un montant à l'autre!
J'rigoooole... Ca c'est pour les gens fatigués qui prennent le petit train.
Mais nous on est encore plein d'énergie. Remarquez les jolis gants parfumés à l'orange qui vont avec mon bonnet à ponpon sus-mentionné.
Cet autre sentier est extrêmement caillouteux pendant une bonne partie du chemin, ca fait mal aux chevilles et aux genoux. Celà dit la vue est magnifique sur les montagnes alentours.
Puis, quand on atteint la ligne des arbres on peut aller plus vite car il y a moins de cailloux. On a finit par courir sur le sentier (la gravité aidant bien), accomplissant la descente en 2h30. Youpi, on a réussi!Enfin, la traditionnelle rubrique Wildlife de mes pérégrinations: je dois avouer que nous n'avons vraiment pas rencontré grand monde le long de ce chemin. Deux araignées, une coccinelle, et un renard en bas près de la station de train:
Et c'est tout! Pas un écureuil, pas une buse, pas un chipmunk, même pas de fourmi venues boulotter les miettes de sandwich sur le chemin. Le désert.Ce fut donc une magnifique promenade. Maintenant il faut arrêter de faire l'andouille et commencer à faire mon balluchon pour mon voyage du siècle. Vous serez rassurés de savoir que je n'attraperai pas la typhoide, l'hepatite A, le tetanos, la diphtérie ou la coqueluche grâce aux vaccins que j'ai reçus vendredi. Je vous rappelle que vous avez encore une semaine pour m'envoyer votre adresse et gagner une carte postale. La fermeture des inscriptions est fixée au vendredi 1er septembre au soir, heure américaine (disons minuit heure française), car je pars passer quelques jours au Canada pour renouveler mon visa.



















