Sunday, January 28, 2007

La neige, la vraie

En ce radieux dimanche 28 janvier (Bon Anniversaire ma ptite nièce!!), j'ai organisé une petite expédition aux sports d'hiver avec une dizaine de mes amis. Ca tombait bien, la météo était parfaite, avec une fine couche de neige tombée pendant la nuit, un grand soleil et des températures très agréables aux alentours de zéro.

Allez hop, on y va, en route pour l'aventure! On jurerait que je suis en plein contrôle de la situation, mais je préfère préciser (pour ceux qui se permettraient de regarder la longueur et la position de mes skis, ainsi que l'angle bizarre de mes jambes) que c'était la première fois de ma vie que je montait sur des engins pareils. Et cette photo a été prise avant ma première descente pour de vrai (après la mini colline pour pratiquer), alors on ne se moque pas.

Eh bien c'était vraiment une excellente journée. Deux petites chutes sans conséquence, mais à part ça tout s'est passé comme sur des roulettes. On verra demain pour les courbatures. J'ai fait plusieurs fois la piste fastoche, et une fois la piste moyenne, mais c'était quand même vachement moins évident. J'ai passé toute la descente (relativement longue d'ailleurs) à essayer de sauver ma peau et de freiner pour rester maître de ma trajectoire. Fiou que d'émotions.

J'ai choisi de commencer par le ski et pas par le snowboard. J'en étais ravie quand, dans les remontées mécaniques, je voyais tous les snowboards par terre et les skis encore debout.

Au passage, pour ceux qui se demanderaient, on n'a pas encore vu de tempête de neige à Bos*ton. La neige sur les pistes est fabriquée par ces gros canons souffleurs de neige.

On a presque l'air de pros, hein! Je n'ai pas pris tellement de photos car la plupart du temps j'avais bien d'autres choses sur lesquelles me concentrer: des gants et batons à surveiller à tout instant, des chevilles coincées dans des bottes rigides à souhait, des gens un peu partout, sans parler du manoeuvrage de skis, plus ou moins aisé.

Mais en tout cas c'était vraiment un plaisir, et puis c'était ultra-facile de s'y rendre. Il y a un train qui part de ma station de métro préférée jusqu'au milieu du Massachusett*s, où une navette nous emmène à la station. Comme ce n'est pas une grosse montagne les prix sont abordables et pas trop bondé. Bref je me suis acheté un deuxième jour de forfait àutiliser n'importe quand, et j'y retournerai certainement un de ces quatre.

Friday, January 19, 2007

Yeeeeehaaaaa!

Samedi dernier, retenez-vous bien, je suis allée assister à un rodeo. Pas un vrai de vrai avec regroupement de troupeau, démonstrations de lasso et compagnie, mais un spectacle de Professional Bull Riders. Il faut dire qu'on est en Nouvelle Angleterre je vous rappelle, et qu'il faut aller un peu plus vers le sud et le milieu pour trouver ce genre de manifestation avec une saveur authentique.

Pour l'occasion, j'ai emprunté un chapeau de cowboy à mon collègue Alex -- ça s'imposait. J'y suis allée avec ma coloc Federica et un pote, Jason. Même qu'on s'est amusés comme des fous.

Il s'agit d'une compétition à l'échelle américaine (voire mondiale, il y avait aussi des mexicains et des brésiliens) de chevaucheurs de taureaux professionnels, et qui dure toute la saison jusqu'en septembre.

Eh bien figurez-vous que c'était spectaculaire. Le principe est le suivant: pour gagner des points il faut rester sur le taureau pendant au moins 8 secondes, et aussi montrer un certain style. Au bout de ce laps de temps (qui doit sembler une éternité sur la bête), on entend un bon gros biiiiip et les lumières flashouillent (comme on le voit ci-dessus, photo prise au moment critique) pour dire que c'est bon. Un coup les 8 secondes passées, le compétiteur doit sauter de la bête le plus proprement possible, tout en tenant à sa vie. Un panel de juges évalue alors la performance du compétiteur en fonction de l'agressivité de la bête, de l'élégance de la performance et certainement d'autres critères qui nous ont échappé. Si le cowboy ne tient pas les 8 secondes, il ne gagne pas de points pour son classement dans la compétition.

J'ai du mal à estimer combien de séries de 5 à 10 chevauchements on a vu, mais il y en avait un bon paquet. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est que tous, tous, tous les cowboys ont réussi à sortir de l'arène sur leurs deux jambes, l'air triomphant, et pas la moindre goutte de sang. Y en a même qui sautaient du taureau avec délicatesse, qui atterrissaient sur leurs deux pieds puis s'écartaient gentiment, tout en finesse. Enfin je parle en comparaison avec ceux qui se faisaient moitié piétinner par la bête parce qu'ils n'avaient pas sauté au moment opportun ou qu'ils sont restés coincés avec la corde qu'ils utilisent pour s'accrocher au bestiau. Là, la performance était un peu moins propre. Il parait que même un cowboy amoché sortira avec fierté en limitant le clopinement, si blessure il y a. Bon il y a quand même eu quelques clopinements, mais globalement la proportion d'amochés visibles était relativement faible. La grande question pour moi c'est: comment peuvent-ils décider de remonter sur la bête après s'être cassé chaque os de leur corps au moins une fois???

Comme je suis ultra moderne j'ai même mis une petite video sur YouTube pour vous montrer la chose.



Puis, comme le spectacle était retransmis en direct à la télé, il fallait des pauses de pubs toutes les 3 minutes. Mais que faire d'un public en délire pendant les 10 minutes de pub?

Eh bien nous avions le divertissement d'un clown de rodeo, un genre de rigolo qui occupe l'arène à raconter des bêtises, à danser sur du Michael Jackson ou à grimper dans les tribunes pour faire participer le public. Il y avait aussi ce taureau gonflable télécommandé, un joli gadget à faire baver les amateurs d'appareils volants télécommandés mais à se faire arracher les cheveux aux ingénieurs qui ont développé ce machin.

Bref c'était très divertissant. La foule aussi était relativement colorée, avec un bon 99% de la population en jeans et bon nombre de chapeaux de cowboys.

Un grand moment d'Amérique, je vous assure.

Sunday, January 07, 2007

On se reprend en main...

Oh là là ça fait un bout de temps qu'il ne s'est pas passé grand chose sur ce blog... On se reprend en main et on raconte ce qui s'est passé depuis un mois.

D'abord, il y a eu les préparatifs de Noël. Pour la fête de Noël au boulot j'ai fait une tournée de biscuits au citron et chocolat blanc, je vous raconte pas. C'était un délice, à fabriquer et à savourer. En plus ils étaient jolis.

Puis, les parents sont arrivés pour une dizaine de jours de vacances bien appréciables. Je les ai emmené partout dans mes endroits préférés de la région. Je leur ai même montré la folie suburbaine américaine: les maisons décorées de Noël. La championne de cette année, toutes catégories confondues:

Elle ne rend pas si bien en photo qu'en vrai, je vous assure. Trois étages de démence et de consommation ridicule d'énergie, tous les caractères de la Bible et des traditions païennes, un moulin en carelage de salle de bain, du bonhomme de neige qui fait coucou... Tout y était.

Puis, c'était Noël. Un Noël pas vraiment comme les autres pour les parents, mais bon Noël quand même. Photo de famille:

Les parents, je les ai même emmenés en Amérique profonde: manger un hamburger, des frites, onion rings et chicken wings dans un dive bar où joue un groupe de bluegrass, quoi de plus typique?

Oh que c'était bon (ironie....). Puis, on a pris le bus pour le Canada. Là, nous avons rencontré un peu de neige, mais surtout toute la famille québecoise pour festoyer ensemble et célébrer Noël à nouveau. On s'est tous viandés les uns après les autres en allant se promener au belvédère d'où l'on voit les Chutes de Monte-à-Peine; il faut dire que les 10cm de neige tombés la veille reposaient sur un bon centimètre de glace, ce qui rend la progression particulièrement hasardeuse dans les pentes (aussi légères soient-elles), et le bruit de pas similaire à une promenade sur la couche de caramel d'une crème brûlée.

Ces deux jours à Ste Mélanie étaient consacrés à la bonne bouffe, aux courtes promenades dans la neige, et au papotage en famille.

Il n'y a que ça de vrai.

Bonne bouffe, disions-nous?

Puis nous sommes revenus chez nous en Massachusett*s. On est retournés faire un tour à Salem parce que c'est une très jolie bourgade. Tiens au passage je vous présente ma nouvelle coloc italienne, Federica. Elle est très gentille.

Puis pour la soirée du reveillon nous sommes allés apprécier les animations de la ville de Bos*ton: feux d'artifices, sculptures de glace et compagnie:

Impressionant.

Puis, les parents sont repartis. Quelles belles vacances, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Samedi, la météo était printanière, et j'en ai profité pour faire une grande promenade. Un t-shirt et manteau très fin lors d'un 6 janvier, c'est difficile à imaginer sans le voir de ses yeux (enfin le sentir sur sa peau, en fait). Parfait timing car j'était sur le pont pour le coucher du soleil. Spectaculaire.

Puis, dimanche, promenade en canoë sur la rivière mystique. Oui oui, la Mystic River qui a donné son nom au film.

Je tenait la barre (on avait un moteur, c'est de la triche je sais) pendant que mon pote le propriétaire du canoë jouait de la guitare et faisait l'andouille.

La rivière était super calme et c'était très joli. Même qu'on a usé toute la batterie et qu'on a dû (horreur) revenir à la pagaie.

Mais non, c'est bon pour les muscles la pagaie. Encore un bon weekend, bien ensoleillé.