Tuesday, October 31, 2006

Trick or treat!

Et voilà.... la photo de famille!

Vous pouvez voir par la même occasion la taille de mon entreprise, moins les 3 ou 4 pas déguisés. C'est très rigolo la journée d'Halloween au boulot, le matin on passe une bonne demi-heure à rire et à faire les andouilles après l'arrivée de chaque personne.

Puis à midi il y a de la free pizza et un concours de costumes. Le prix du meilleur costume féminin de l'année a été décerné à Jen et son costume de joker fabriqué par ses petites mains:

Il faut dire que ça aide d'être une star de la machine à coudre. Quant au meilleur costume masculin, nous avons eu beaucoup de mal à départager le grand patron (à droite) du directeur des ingénieurs (à gauche), qui jouaient tous les deux très bien leur rôle et étaient totalement méconnaissables.

Nos hommes en rangs d'oignons pour le concours: le marié qui s'enfuit, le pimp, le prêtre, la joueuse de rugby de Dartmouth (pour narguer la stagiaire qui venait de perdre son match de rugby contre ladite université), le vendeur de frites de Floride et Colombo (ou autre inspecteur de série américaine, avec une vraie moustache savamment préparée):

Et puis on a beaucoup beaucoup rigolé à passer la perruque blondasse du patron sur toutes les têtes, là sur mon collègue ingénieur qui fait beaucoup d'escalade dans son temps libre:

A gauche nous avons aussi Bob, habillé en dresseur de chiot.

Bref c'est bien rigolo une journée costumée comme ça une fois par an! Et vous, vous avez fait quelque chose pour Halloween?

Sunday, October 29, 2006

Clot-qui-fait-peur

Le temps des sorcières est revenu... Mais qui se cache sous cet effrayant accoutrement gothique?

C'est la collection Kifépeur Automne 2006, dont le défilé officiel est mardi 31 octobre sur le podium d'Altitude.

Par ailleurs, vous serez ravi d'apprendre que j'ai peut-être trouvé ma prochaine destination de voyage au bout du monde. Attention les yeux. Changement de continent. Même fuseau horaire que la France, mais dans l'autre hémisphère. Bah ouais, c'est pas tous les jours qu'un ancien collègue va passer un an en Angola, et ça donne une excellente occasion d'aller faire un safari en Afrique du Sud, Botswana et Zimbabwe!!! Qui m'aime me suive :)!

Petites lignes en bas: ce voyage potentiel n'en est qu'au stade d'idée folle, mais c'est toujours comme ça que ça commence les aventures de Clot à travers le monde. Et puis quand elle a une idée folle dans la tête la Clot, elle n'en démord pas.

Friday, October 27, 2006

Retour à la maison: campus et feuilles d'automne

Bon, c'est bien gentil ces voyages au bout du monde, mais il y a aussi de très jolies choses par chez moi. Par exemple, toutes les fins de semaines du mois d'octobre (jusqu'à aujourd'hui qui est pitoyable) ont été resplendissantes. Du coup, des promenades dans les parc et campus de la ville se sont imposées pour profiter des derniers jours au climat tempéré. Celui de Harvard est particulièrement agréable, avec ses grands arbres, ses pelouses, ses beaux bâtiments anciens et ses étudiants en bandes compactes et bruyantes ou bien isolés se dirigeant aussi vite que possible d'une bibliothèque à l'autre.

Franchement, c'est un magnifique campus, je dois l'avouer. Beaucoup de charme de Nouvelle Angleterre, de prestige et d'argent pour le maintenir en état.

Petite parenthèse historique, il y a deux ans exactement je suis venue passer ma première semaine à Bos*ton, pour rendre visite à un certain James dont certains se souviennent sûrement. C'est à cette occasion que j'ai démarché les agences de design pour trouver un stage (qui s'est transformé en boulot), et me voilà installée dans le coin maintenant. Je dois dire que j'aime beaucoup cette région comparé aux autres villes américaines dans lesquelles j'ai vécu, Philadelphie et Atlanta (Phila était pas mal non plus, ceci-dit). La ville de Bos*ton est sympa, mais ce qu'il y a de mieux c'est que j'habite de l'autre côté de la rivière Charles, dans le coin des universités. Beaucoup d'étudiants internationaux super intéressants, des petites boutiques indépendantes, des jolies maisons en bois peintes de toutes les couleurs, des cinémas avec des bons films, des magasins de nourriture bio... J'y trouve tout ce qu'il me faut. La plupart des étudiants habitant à Cambridge ne traversent que très rarement la rivière pour aller à Bos*ton, car on trouve vraiment tout ce qu'il nous faut ici (et dans leurs cas ils ont toujours un papier à écrire ou une conférence à préparer, donc pas le temps d'aller batifoller en ville).

Moi bien entendu, j'ai mes soirées et weekends de libre, et je ne restrains pas les limites géographiques de mes promenades. Du coup je vais fréquemment me promener de l'autre côté de la rivière. L'autre jour j'ai fait une balade spéciale faune locale, et j'ai rencontré plein de bêtes sauvages: des oies préparant leur départ au soleil:

... un héron aux longues pattes se trémoussant dans les marais (mais la photo est moche donc pas d'illustration), des écureuils, et aussi ces drôles de bestioles jaunes et vertes qu'on appelle "freshmen"...

L'architecture de Bos*ton est assez différente de celle de mon côté de la rivière, avec beaucoup de bâtiments en brique. Il y a toute une rue qui en a des magnifiques, mais elle n'était pas sur mon chemin ce jour-là. Ca c'est juste du normal.

J'ai été visiter un magnifique musée d'art, le Isabella Stewart Gardner Museum. C'est en fait l'ancienne maison de cette collectionneuse, décédée il y a une centaine d'années. Elle a stipulé dans son testament que ses oeuvres d'art devaient rester dans l'état où elle les laissait, et on peut maintenant visiter sa maison remplie d'art européen, construite autour d'une ravissante cour intérieure où sont disposés très élégamment des citroniers et des chrysanthèmes. Pas de photos pour vous, elles étaient interdites.

Etape suivant de la balade: l'arboretum. Tranquille enclave de verdure accessible en métro, ce parc est fréquenté par de nombreux chiens et leurs maître en balade. Il appartient àHarvard, ce qui peut expliquer la propreté et l'entretien irréprochable.

C'était encore le début de la saison des feuilles colorées, mais c'était très plaisant quand même.

Et puis je me suis amusée à prendre des photos de tout et n'importe quoi, vous me connaissez...

Des petites "cocottes" comme disent les québecois:

Une feuille dans le soleil rasant:

Ce que je vois quand je lève la tête:

Ou bien ces baies ou fleurs bizarres que je n'avais jamais vues auparavant:

Bref c'était une belle balade de samedi.

Puis, l'autre jour j'ai participé à un "cooking club": un petit groupe de gens (6 dans notre cas) se mettent d'accord sur un menu, puis se retrouvent un soir de semaine pour cuisiner quelques plats tous ensemble (4 cette fois-ci). On a fait une soupe d'automne, un "Pelau" (riz sauté au poulet, haricots, sucre roux et herbillettes, recette des Caraïbes), une citrouille "Suisse" (fourrée avec des couches de baguette, de gruyère et de mélange crème/oeufs/muscade, un délice):

... et enfin pour le dessert de l'ananas rôti aux épices. Le thème si vous ne l'aviez pas deviné: "Pirates de l'automne", c'est-à-dire que l'inspiration venait autant des Caraïbes que de la saison. En tout cas c'était super, vivement celui de novembre.

Le weekend d'après (je sais j'ai du retard), c'était la régatte sur la rivière Charles sus-mentionnée. C'est en fait une compétition internationale d'aviron, par bateau de 1, 2, 4 ou 8. Je n'ai vu qu'une course de 1 et une course de 2, mais c'était un vrai plaisir de se promener sur le bord de la rivière.

Même que je suis tombée juste au moment du concert de la tête d'affiche sur la scène musicale de l'événement, (tenez-vous bien): Nada Surf. Et oui, ils existent encore! Rien de bien impressionnant je vous rassure, vous n'avez rien raté. On continue avec les jolies photos sur fond bleu: un bâtiment quelconque du côté Cambridge de la rivière.

Et voilà mes petites occupations du weekend. Tiens pendant que je suis dans la description de là où j'habite, permettez-moi de vous présenter Dumbo:

C'est le buisson en forme d'éléphant qui habite dans le jardin de mes proprios, dont la maison est collée à la notre. Vous ne le voyez pas? On discerne pourtant clairement sa trompe sur la gauche de la photo. Et pour finir, une maison du voisinnage qui s'est fait toute "belle" pour fêter Halloween:

Je crois que je vous l'avais déjà présentée l'année dernière en format Noël, ça vaut la peine également.

Bref voilà, vous savez où j'habite maintenant! Tout le monde est invité à me rendre visite quand vous voulez, ou à voyager au bout du monde pour que j'aille vous voir.

Monday, October 23, 2006

Chocs culturels et découvertes, suite et fin

Voici finalement le dernier reportage photo de mon voyage, et il concerne les choses qui m'ont surprises ou qui méritent d'être montrées, pour votre information.

Commençons ce dernier billet par quelques considérations de la part de mon Estomac. D'abord, cet intermédiaire entre la clémentine et le citron vert était ultra commun sur les marchés et parmi les vendeurs de rue. C'est un peu moins sucré qu'une clémentine, mais c'est super pratique à manger et ça désaltère.

Une photo pour attester que j'ai mangé la tête de notre canard laqué à Pékin:

... même que les joues étaient toutes tendres et moelleuses. Je vous rassure, on laisse le bec, et le cerveau a été préalablement enlevé pour ménager les âmes sensibles.

Je vous parlais des boulangeries/pâtisseries qui me plaisaient bien, en voici une:

Franchement, ça a de l'allure, vous ne trouvez pas? Bon, il est clair que ce n'est pas la culture typiquement chinoise, mais ils sont très forts en imitation là-bas, y compris en imitation de gâteries à la française (ou autre).

Par contre, les racines de toutes les formes et toutes les provenances c'est quand même beaucoup moins appétissant, je vous le concède.

Ca faisait bien quelques années que je n'avais pas mangé de Chocapic... Les voici, en version KoKo-Krunch!

Passons maintenant à la catégorie Influence française et marques de chez nous. J'ai été surprise de voir autant d'influence de chez nous dans ce pays lointain, autant à travers les équipes de foot françaises que les jeunes connaissent, que par l'utilisation du français dans de nombreuses enseignes et marques locales:

... ou encore de par les marques typiquement françaises présentes là-bas. Quelques exemples: Michelin et les constructeurs automobiles français dont je vous ai parlé au cours du récit, Décathlon:

... Carrefour, qui est un supermarché tout à fait normal là-bas (c'est-à-dire tout en chinois et des produits locaux, pour un prix supérieur aux marchés du coin):

... sans parler des marques américaines:

... ou encore celle-ci, qui pullule dans les grande villes.

C'est vrai que les chinois ne boivent traditionnellement pas de café, alors les étrangers en manque de caféine n'ont pas énormément de choix pour se procurer leur breuvage, à un prix identique à ceux pratiqués dans le pays des hamburgers. 25 yuans pour la moindre tasse de café c'est franchement l'arnaque, à ce prix-là on peut avoir une écharpe en cachemire et soie, 2 ou 3 repas pas chers, ou même une nuit d'hôtel dans une petite ville.

Niveau Génie civil, ma plus grande surprise a été les échaffaudages en bambou que l'on trouve partout dans le sud. Incroyable mais vrai, et quand on y réfléchit un peu c'est pas plus bête qu'autre chose, sachant que les matériaux composites tirent leur inspiration des matériaux naturels tels que les fibres de bois, qui ont d'excellentes propriétés mécaniques tout en restant très légers. Jusqu'à 4-5 étages de haut c'est tout en bambou, et au-delà ils utilisent du métal quand même.

Les escaliers étaient une autre source de léger étonnement dans le domaine architectural. Mais comment des escaliers peuvent être différents me demanderez-vous? Eh bien en n'ayant pas toujours la même hauteur de marche! Ici sur la grande muraille, vous pouvez voir que les marches font 10, 20 ou 30 cm de haut en fonction de l'inclinaison de la colline, et ce sans ordre particulier. Assez souvent les marches menant à des temples anciens n'étaient pas égales, ce qui est légèrement perturbant pour les monter.

Rubrique Kèskecé, voilà un magnifique spécimen de communication non-verbale, ou comment on peut tirer beaucoup d'information du contexte.

On passe maintenant à la catégorie Propreté. Et il y en a des choses à dire sur ce sujet. Même si toutes les poubelles de ville vivent en couple:

... (une pour les matériaux recyclables et l'autre pour le reste), l'hygiène laisse franchement à désirer dans ce pays. Première considération choquante: les femmes tout comme les hommes crachent dans la rue, tout le temps. Accompagné d'un délicat raclement de gorge, c'est ultra-classe je vous assure. Inutile de vous faire un graphique explicatif, les maladies, virus et microbes ont la belle vie dans les villes, et on évite à tout prix tout contact de ses effets personnels avec le sol (sac à dos par exemple, dans la mesure du possible). Deuxième élément crado, les bébés chinois ne portent pas de couches, et se promènent régulièrement les fesses à l'air. Je n'ai pas de beau spécimen à vous montrer, mais en gros c'est soit sans pantalon du tout comme celui-ci (assez rare je vous rassure):

... ou soit avec une belle fente coupée dans le pantalon pour faciliter le processus. Mais comment font-ils pour dresser leurs bébés vous demandez-vous? Eh bien figurez-vous que les parents apprenent à leur gamin à faire ses petits besoins quand ils sifflent, et on voit régulièrement des parents tenir leur môme au dessus d'une poubelle ou du caniveau pour qu'il se laisse aller, en sifflant genre petit pinson chanteur. Ce qui renforce l'importance d'éviter tout contact avec le sol. Enfin, les chinois ont la mauvaise habitude de jeter leurs déchets par terre sans vergogne, sans doute car il y a toujours quelqu'un pour balayer derrière eux (ça crée des jobs paraît-il). Cela est un peu moins vrai dans les grandes villes qui sont franchement occidentales, mais dans les campagnes on voit encore fréquemment des gens jeter leurs boîte de dîner en polystyrène sur le bord de la route.

Toujours dans la catégorie propreté, je vous présente les toilettes:

Toutes les toilettes publiques sont à la turque, sans exception. Peut importe la fréquentation touristique, tout le monde est logé à la même enseigne. Je vous passe les détails, mais si jamais vous allez vous promener dans ce pays, mon conseil avisé est le suivant: trimballez toujours dans votre sac à dos un rouleau de papier toilette et du savon à main, car c'est totalement optionnel dans les salons d'aisance publics (y compris à l'université de Pékin, où mon hôte Bi est professeure). Sachez même que jusqu'à quelques années il n'y avait pas toujours de séparation entre les cabines. La photo ci-dessus provient de mon hôtel à Wuhan, assez cher d'ailleurs, et je ne peux décrire l'odeur immonde s'échappant de ce trou. Dans tous les hôtels pas trop chers, la cabine de douche et les toilettes sont intégrés en une minuscule pièce commune, on apprend vite à faire avec. Bon, j'arrête ici cette rubrique qui est difficile à appréhender sans la voir de ses petits yeux, pour ne pas vous dégouter à tout jamais d'aller visiter ce pays qui a beaucoup d'aspects intéressants par ailleurs.

On passe ensuite à la catégorie Photos. Si vous croyiez, comme moi auparavant, que seuls les japonais étaient des fanas de photos, eh bien vous pouvez maintenant mettre les chinois dans le même panier. Il n'est pas de monument, scuplture, situation ou bâtiment typique qui n'attire des foules de gens pour se faire photographier devant. Ca va avec les mégaphones je crois. Par exemple, dans la barque sur les trois petites gorges, chaque couple sur le bateau est passé l'un après l'autre à l'avant de la barque, avec le bâton et le chapeau typique, pour se faire prendre en photo. Spectaculaire.

Enfin, dernière rubrique, la Main d'oeuvre. En Chine, il n'y a jamais une seule personne à faire un boulot, mais 40 personnes à faire la même chose.

Enfin pas toujours, mais bien souvent on peut remarquer visiblement que c'est un pays ou la main d'oeuvre ne coûte pas grand chose, et tout est bon pour donner du travail aux gens. C'est ce même coût dérisoire de la main d'oeuvre qui permet à tous les objets fabriqués en Chine et à la nourriture d'être si bon marché, bien entendu. Mais je ne vais pas entrer dans les débats politiques, car c'est une autre histoire.

Bref voilà, ce billet clôture mon aventure, poil à la fourrure! Maintenant on va revenir à ma petite vie organisée en Nouvelle Angleterre, avec des jolies couleurs d'automne, des citrouilles, fantômes et squelettes devant les maisons dans ma rue pour aller au boulot, un petit vent qui se rafraîchit drôlement, un boulot qui me tient bien occupée mais juste comme il faut, des sorties orchestre philarmonique en alternance avec des soirées ciné, des petits dîners en "famille" avec mes colocs, et tout ce qui va avec. La routine quoi.

Sunday, October 22, 2006

Episode culturel: moyens de transport

Oui oui je sais, ça fait plus que quelques jours depuis que je vous ai promis les rubriques culturelles de mon voyage. Pour ceux qui arrivent tout juste, j'ai passé trois semaines (de rêve? c'est selon) en Chine en septembre. Je suis partie à l'aventure en solo, mais je ne me suis jamais sentie seule grâce à tous les gentils companions de voyage que j'ai trouvé sur mon chemin. Si vous lisez les billets à partir d'ici, ça commence par la fin, un peu comme un film qu'on regarde à l'envers. N'oubliez pas de vous référer à Ze Map pour l'orientation.

Parmi les choses qui m'ont surprises, je me permets de vous présenter les moyens de transport. Et encore ce n'est qu'un aperçu rapide des véhicules divers et variés que l'on peut apercevoir sur les routes par là-bas.

D'abord, les vélos-remorques. Sachez que les livreurs de bidons d'eau n'opèrent qu'à bicyclette. Sur celle-ci c'est fastoche car c'est le modèle remorque et qu'il n'y a pas de problème de stabilité. Par contre, j'en ai vus des livreurs d'eau qui trimballaient leurs 4 bidons sur le porte-bagages d'un vélo normal, et là bonjour l'équilibre quand il n'y a qu'une bouteille remplie et 3 vides.

Bien entendu ces vélos-remorques servent à transporter beaucoup d'autres choses, comme je le décrivais dans le billet de Yangshuo. Les mécaniciens parmi vous remarqueront qu'il n'y a bien entendu qu'une vitesse, et que le frein, contrairement à celui de nos vélos occidentaux super-modernes qui se trouve sur le guidon, est l'équivalent d'un frein à main (voire à pied), avec soit une manette que l'on tire entre les jambes, soit directement en tirant le câble de frein vers le bas à l'aide d'un habile pied gauche.

C'est parfois plus que précaire et ça passe toujours à la ripette les véhicules sur la route, mais je n'ai vu que quelques accidents de la route pendant mon séjour. A Pékin, les pousse-pousses font légions, et leurs conducteurs n'hésitent pas à s'arrêter à côté du touriste et à lui taper la causette pour essayer de gagner un client. Non non, je me promène, je suis très bien à pied (traduit par "Bu yao, bu yao": j'en veux pas).

Passons maintenant aux engins motorisés. Les motos-remorques sont tout aussi populaires que leurs équivalents à traction humaine. Ci-dessous un transport hasardeux de plantes en pot.

Spécial dédicace pour les deux photos suivantes à mon Papa, qui est un fan de ces petites bêtes-là. Ne me demandez pas ce que cette rangée de side-cars faisait dans les rues de Pékin à proximité d'un festival des cultures du monde en l'honneur des Jeux Olympiques à venir.

Et puis voici un modèle un peu plus... fonctionnel, qui a de l'histoire dans les roues:

Voyons voyons, on continue à monter en cylindrée, et on passe maintenant à la catégorie automobile. Petit contraste dans la résidence de Lionel à Shenzhen:

... dites-donc, ça fait bien 15 ans que je n'ai pas vu une Peugeot 505 en circulation! Là encore, dédicace à la family, qui versera surement un sanglot à la vue de notre ancien "veau".

Et celui-là, il transporte quoi??

Ah pardon, ça c'était un truc à touriste! Normalement on doit payer pour se faire prendre en photo sur le chameau, habillé en habits traditionnels chinois, mais moi en photographe mal-élevée que je suis, j'ai volé une photo super rapide et pouf pirouette "ah bon pas de photo?"...

Dans les villes chinoises, les taxis font légion. Il faut dire que relativement peu de gens peuvent se permettre une voiture personnelle, car celles-ci coûtent pratiquement le même prix que dans le monde occidental, mais pour des salaires moyens bien plus faibles. Du coup c'est méga facile, pratique et pas trop cher de prendre le taxi, surtout quand on ne peut pas lire les noms de rues mais qu'on peut pointer les caractères de l'endroit où on veut aller sur son guide touristique.

En plus, il semblerait que les villes chinoises ne sont pas organisées de la même façon que chez nous: les gens ne savent pas les noms des rues, ni même lire un plan. L'orientation se fait par rapport à des repères genre magasins, monuments, ou autre.

Je vous rappelle qu'il ne faut pas considérer la Chine comme un pays du tiers-monde, mais qu'il s'agit bien d'un pays en développement. Rien de surprenant si je vous dit que cette photo a été prise à Shanghai dans l'ancienne concession française.

J'aime bien cette dernière photo (même si vous devrez m'excuser du cadrage laissant à désirer, c'est que j'étais dans un taxi en direction de l'aéroport vous voyez). Les bidons en haut sont peut-être perchés à 5-6m de haut, je n'imagine même pas la scène du chargement.

Et voilà pour la première rubrique culturelle! Avec un peu de chance il y en aura une autre dans la semaine à venir, suivie par les jolies promenades que je fais pendant les weekends dans les parcs et les campus de ma jolie ville de résidence.