Sunday, June 24, 2007

Dimanche au parc

Quand l'été est là à Bos*ton, il ne faut pas le rater. Et quand en plus les beaux jours tombent pendant les weekends alors là c'est magnifique. Dimanche par exemple, il faisait un temps radieux. Et par chance, j'avais programmé de passer la journée dehors avec des bons potes, en commençant par le petit dej' dans une boulangerie sympa. Puis on s'est dirigés vers le musée des Beaux-Arts pour voir une expo d'un peintre américain que je ne connaissais pas, Edward Hopper.

La photo n'a pas de rapport, mais c'était la sculpture devant le musée, et il vous faut bien une photo qui ne représente pas une fleur pour changer.

Parce que bon, après l'expo, on a été piqueniquer dans le parc, et après la sieste on a fait le tour d'un très joli jardin de roses.

Du coup c'est pas la fleur qui manque.

Bien entendu, elles ont toutes des parfums différents, un vrai plaisir.

Vu d'ensemble ça donne ça:

Mais moi je préfère regarder à cette échelle-là:

C'est bien plus rigolo.

Et puis c'est aussi tellement fin et rafiné:

Puis on a continué la promenade à travers les jardins communautaires de la ville, c'était agréable.

Il y avait du monde au travail. Certaines parcelles étaient très bien aménagées, d'autres étaient plutôt en friche.

Et puis il y avait une sculpture humaine en position de yoga:

... et aussi du chèvrefeuille:

Ainsi que des baies qu'il ne faut pas manger: attention poison!

Après une bonne journée dehors comme ça, rien ne vaut une bonne sangria en terrasse et un sorbet à la fraise. C'est bon l'été.

Sunday, June 17, 2007

Aventures a la pagaie

Hier, Jocelyn et moi avons pris part à une sortie canoe organisée par le club européen de MIT. Oh là là comme c'était génial. Nous étions 36 je crois, européens ou non, chercheurs àMIT ou non, à se rejoindre en cette magnifique journée pour pagayer par groupes de trois.

La traditionnelle Team Jocelyn que vous voyez ci-dessous s'est étoffée de Luca l'italien pour former une équipe qui gagne.

On avait rien que 12 canoe pour notre groupe, ça en faisait un paquet.

On a pagayé en tout pendant 4 heures. Comme j'avais un peu d'expérience en conduite de canoe, j'ai dirigé l'engin pendant le premier tiers de la balade, qui était clairement le plus ardu. Il a fallu s'allonger dans le canoe pour passer sous des branches, sauter en cadense pour se dégager de troncs juste sous la surface, passer dans des passages étroits, gérer des virages en épingles... Mais tout s'est bien passé.

J'ai ensuite transmis tout mon savoir en matière de direction de canoe à mes compagnons, qui sont devenus des experts à leur tour. Commandant Jocelyn en pleine action:

Et puis commes mes photos vues du canoe étaient un peu floues ou pas super cadrées (c'est qu'on allait vite, vous pensez bien), vous n'aurez droit qu'à des photos prises de la rive. Si vous voulez un complément photographique, Jocelyn elle a plein de super photos aussi.

C'était vraiment une sortie exceptionnelle, relaxante et pleine de challenges, calme et sportive sous une météo imbattable, occasion de rencontrer tout plein de gens intéressants.

Tuesday, June 12, 2007

Jour huit: Suite et fin du voyage

Jour huit était un samedi, et il fallait déjà rentrer à Mexico City pour prendre l'avion le dimanche à l'aube. J'ai pris le bus en direction de Puebla, qui était en chemin. Sur la route, encore beaucoup de cactus-arbres de différentes formes:

Les paysages étaient relativement similaires à ceux de l'aller, donc je n'ai pas pris beaucoup de photos. En plus le bus c'est pas évident pour les photos, j'ai pas mal roupillé, et il y avait un film moitié en anglais moitié en espagnol donc je suivait ça d'un oeil distrait.

J'ai passé quelques heures à Puebla, une grosse ville à une cent-cinquantaine de kilomètres de Mexico. C'était samedi, donc il y avait plein plein de monde dans les rues. Rien que de naviguer dans les rues ça m'a épuisé.

Il paraît qu'il y a énormément d'églises et d'influence espagnole à Puebla, mais je n'ai pas trop eu le temps d'explorer dans les détails.

J'ai fini mon petit shopping dans le joli centre commercial très européen:

... puis je suis remontée vers la station de bus gigantesque de la ville. On aurait dit un aéroport. Là, j'ai eu la chance inouïe d'apercevoir de loin le volcan Popocatepelt, nom qui a toujours eu une connotation très poétique pour moi depuis ma tendre enfance, un peu comme le lac Titicaca:

Oui oui, quand vous faites bien attention, à gauche du signe HSBC vous apercevez un sommet enneigé: c'est bien lui! Un peu perdu dans la pollution, certes, mais au moins je l'ai entrevu.

J'ai ensuite passée deux heures de plus dans le bus super-confort:

... et me voilà de retour à Mexico. Ce soir-là, j'avais deux personnes Mexicaines à contacter pour me sortir de manière locale, mais l'une d'entre elles n'a pas marché. J'ai donc passé une soirée très sympathique avec Roberto, athlète de niveau olympique de l'equipe mexicaine en 100m, qui m'a emmené écouter des mariachis (groupe de musique costumé qui chantent des chansons d'amour pour une somme pas très modique) tout en buvant de la téquila. Il m'avait aidé àtrouver mon chemin dans le métro quelques jours auparavant. On a beaucoup rigolé.

Dimanche matin, je me suis levée bien avant l'aube et j'ai été prendre mon avion du retour pour Bos*ton les Bains, où il faisait un temps minable. Voilà, j'ai accompli ma mission: me prendre une petite semaine de vacances dépaysantes pour pas cher ($850 tout tout compris) et prendre plein de jolies photos!

D'ailleurs, en parlant de photos, votez pour votre photo préférée, et un tirage au sort parmi les commentaires déterminera le gagnant qui recevra un cadeau de là-bas! J'attends vos nombreuses réponses!

Monday, June 11, 2007

Jour sept: Exploration de Oaxaca

Je m'excuse auprès de mes fans réguliers pour l'absence de billet d'hier, mais j'ai été bien occupée ce weekend vous savez... Revenons donc à nos moutons.

Au matin du jour sept, je me suis baladée en ville pour aller prendre un autobus qui pourrait m'emmener sur les collines. Plus typique que ça, on ne fait pas: un éplucheur de palettes de cactus:

J'ai trouvé mon autobus sans souci, et nous voilà partis pour les ruines de Monte Alban.

Dans le bus, j'ai rencontré deux petites françaises (Marie et Nathalie) et un américain (Brian), pour changer. Nous avons sympathisé, et décidé de prendre un guide touristique perso rendus en haut. Papy Victor nous a fait une superbe visite guidée des ruines Zapotèques de Monte Alban. Comme vous pouvez le voir ci-dessous dans le sable, Victor nous a expliqué que les autochtones avaient pour tradition de construire les maisons autour d'une cour intérieure centrale. Les pièces de la maison étaient construites tout autour, avec leur accès à la lumière et à la pluie par cette cour intérieure. Toutes les fenêtres sont orientées sur la cour centrale, et non sur l'extérieur. Ca ne vous rappelle rien? Mais si, toutes les jolies maisons de Oaxaca, et même mon auberge du premier jour, avec les chambres organisées autour d'un puits de lumière centrale!

Papy Victor était ultra-calé en histoire et civilisations locales. Il parlait parfaitement le français, l'anglais, l'allemand et l'espagnol, et il a même dû faire la visite à la fois en français et en anglais car chacun de nous quatre parlions deux langues parfaitement, mais pas les deux mêmes pour tout le monde...

Les paysages étaient vraiment impressionnants. Les Zapotèques, il y a 2000 ans, ont décidé de raser le haut de la montagne pour en faire leur lieu de cérémonie. Et ceci sans l'utilisation du métal ni de la roue, qu'ils connaissaient mais qu'ils ne pouvaient utiliser car le cercle représentait le soleil, dieu suprême.

Papy Victor nous a montré comment les Zapotèques représentaient les chiffres, avec sa cane dans le sable. C'était très impressionant, en tant qu'ingénieur, d'imaginer comment ces civilisations d'il y a des centaines et des centaines d'années arrivaient à construire des bâtiments aussi avancés.

Inutile de préciser que Clarence a passé un excellent moment, lui aussi.

Une pitite fleur pour changer:

Et puis un arbre dont la sève était a priori utilisée en tant qu'encens pendant les cérémonies anciennes:

Quant à cette construction, il s'agirait aparemment d'un jeu de pelote, dont le gagnant était sacrifié en offrande religieuse. Les civilisations anciennes n'étaient pas exactement tendres avec la condition humaine, nourriture nécessaire des Dieux.

Je suis déçue que cette photo soit floue, parce que sinon elle aurait été très sympa. Dans la famille Sombrero, je voudrais le fils!

En continuant la visite, on observe des gravures sur pierre représentant a priori les souffrances humaines. La plupart d'entre celles-ci représentent différents soucis qui peuvent apparaître pendant la maternité.

Puis voilà nos chiffres, que Papy Victor nous avait décrit auparavant. Les quatre points à un tiers du haut sont des 1, puis le pouce en dessous est un 100. Il y a ensuite des trucs que je ne connais pas, puis une barre pour un 5 quasiment tout en bas. Là encore, chapeau pour l'arithmétique (sans calculatrice):

Papy Victor nous a raconté tout un tas d'histoires sur tous les bâtiments et la civilisation Zapotèque, c'était vraiment intéressant. Le tout pour $5 par personne pour les 3h de visite guidée...

Puis nous sommes redescendus en ville, où j'ai été visiter le musée de la culture de Oaxaca. Il y avait un magnifique jardin botanique plein de cactus, mais qu'on ne pouvait visiter qu'à certaines heures, donc je ne l'ai vu que du premier étage.

Plein d'artifact anthropologiques, de statues de personnages mytiques, d'orfèvrerie découverte dans les tombes de Monte Alban, de restes de colonisation espagnole... Plein de choses très intéressantes mais tout écrit en espagnol! Je m'en sors à la compréhension, mais ma motivation me lâche... J'ai fait un tour un peu rapide.

Puis le soir, j'ai retrouvé Ann, une américaine très sympa, et mes potes de la journée, pour aller voir un petit spectacle de musique, poésie et arts de la parole. Très convivial, local, et agréable!

Ah que c'est bon les vacances... Rien que d'y penser, ça fait rêver!

Saturday, June 09, 2007

Jour six: En route pour Oaxaca

Jeudi matin au lever, les gargouillis dans l'estomac avaient l'air de s'être calmés, donc j'ai décidé de partir pour Oaxaca avec une journée de retard. J'ai pris le bus, qui est super confortable et pas cher pour les 6h de route qui séparent la ville de Mexico de Oaxaca.

Sur le chemin, on rencontre d'abord des montagnes enneigées:

... puis des zones agricoles, parfois avec des ânes, des charrues à chevaux ou des troupeaux de chèvres:

... des cactus-arbres:

... ou encore des cactus plus ou moins droits:

Puis on arrive dans une zone encore plus montagneuse, ça change radicalement de la ville, où j'ai passé mes quatre premiers jours:

La route est en bon état, mais je pense bien qu'un accident ne doit pas pardonner dans ces régions:

Puis on est passés par des régions un peu plus arides, ou la terre était plus claire:

Bref c'était un peu long, mais j'ai papoté avec mon voisin pour passer le temps. Tout le monde croit que je suis américaine quand je voyage, car j'ai quand même un accent assez proche de l'américain quand je parle anglais, et mon guide de voyage est en anglais, forcément...

Puis ils faisaient des travaux sur la route, donc il n'y avait qu'une voie d'ouverte sur peut-être 20km de long. Du coup il fallait poirreauter pendant 20 min que les véhicules d'en face passent tous (y compris les camions poussifs dans les côtes), puis c'était notre tour.

Bref après un voyage sans encombre, nous voilà arrivés à Oaxaca.

Tout le monde ne m'avait dit que du bien de cette ville, et c'est vrai que le centre-ville était très zoli.

J'aime beaucoup ces petites maisons colorées.

Mon hôtel était dans le coin résidentiel un peu plus calme de la ville, c'était très plaisant. Au milieu de chaque maison à Oaxaca, il y a une cour intérieure avec des grande plantes tropicales, et dans mon cas des fontaines et des perroquets. C'était juste relaxant comme il fallait, mais pas trop photogénique donc on continue la visite.

Il y a une grande rue piétonne dans le milieu de la ville, avec ces arbres plats à fleurs rouges.

Je n'avais jamais vu ces arbres-là. De près, la fleur ressemble à ça:

J'ai oublié de dire que j'avais aussi vu un arbre à poivre rose juste devant les pyramides de Teotihuacan, c'est toujours marrant de rencontrer l'arbre d'une plante que l'on connaît.

Oaxaca comporte un nombre incalculable d'églises de toutes sortes:

Mais la plus connue est celle de Santo Domingo, dont l'extérieur est intéressant mais classique:

... tandis que l'intérieur est richement orné de décorations dorées.

Oaxaca est particulièrement connu pour son Mezcal, l'alcool local fabriqué à partir de cette plante là:

Comme je disais plus haut, beaucoup de maisons et constructions du centre-ville de Oaxaca comportent une cour intérieure par où rentre la lumière, comme cette bibliothèque de la ville. On retrouvera ce détail dans le récit de demain.

La culture mexicaine est relativement proche de la culture européenne où les gens vont se promener sur la place centrale et apprécient les températures agréables de la saison, alors qu'aux Zétazunis les gens ont plus tendance à toujours vouloir se divertir à tout moment. Il y avait tout un tas d'enfants jouant avec des ballons en forme de saucisses géantes, c'était rigolo.

Puis j'ai été faire un tour au marché, mais alors les étalages de viande ne me tentaient pas du tout.

J'ai acheté des fèves de cacao pour faire des essais, mais d'après les renseignements que j'ai pu glaner sur internet, la fabrication du chocolat n'est pas évidente évidente.

C'était plaisant, ce marché.

Le soir pour le diner j'ai mangé un plat typique de Oaxaca, du poulet avec du riz et une sauce épaisse épicée avec du chocolat dedans. C'était très bon, et j'ai même tapé la causette avec mes voisins de cantine, qui étaient ravis de papoter avec une petite française.

Comme d'hab, ma photo spéciale installations électriques:

C'est à peine aussi chaotique qu'en Chine, mais y a quand même un joli sac de noeuds.

Puis je suis repassée par la place centrale à la nuit tombante, c'était tellement plaisant...

Et je suis allée me coucher tôt après une petite heure d'internet pendant laquelle je me suis coltinée 14 piqures de moustiques sur le mollet gauche et 17 sur le mollet droit.