Monday, February 19, 2007

Montréal à moi

Pour changer, j'ai passé le weekend dernier au Canada, ça faisait longtemps dis-donc (un bon mois et demi, fiou). Cette fois-ci, un pote devait passer la frontière pour une histoire de renouvellement de visa, alors j'ai profité du ride. Comme d'hab, c'était un super weekend. J'y suis allée avec ma coloc Federica, ma collègue Julia, et le Canadien justifiant le voyage, Dennis.

Aller à Montréal, c'est toujours un peu comme revenir à la maison. On parle français, on revoit les cousines/anciens colocs/amis, on va danser comme une folle dans tous les clubs de la ville, on prend les petits dej' dans des vraies boulangeries avec des croissants et viennoiseries qui tiennent la route:

... on va se promener sur le Mont Royal pour faire la visite à tous ceux qui n'y sont jamais allés:

... on regarde les locaux s'amuser avec leurs sports d'hiver sur neige tout-à-fait naturelle:

.... (y compris les mamans patinant avec la poussette, pour donner des sensations aux petits dès le plus jeune âge)

... on observe les solutions créatives développées pour survivre à l'hiver:


... etc, etc.

Bien malheureusement je n'ai pas eu le temps de shopper beaucoup, par manque de temps. Le magasinage est pourtant l'une de mes activités favories à Montréal, mais sur la longueur d'un weekend c'est trop juste. Un nouveau concept sympa: je ne sais pas ce qu'ils proposent dans ce Studzio, mais ça a l'air plutôt plaisant comme services:

Et puis je n'avais pas été faire le tour architectural du plateau Mont-Royal depuis un moment, mais ils ont vraiment de jolis bâtiments quand on lève les yeux au dessus du niveau de la rue.

On a eu quelques difficultés de stationnement tout au long du weekend, faut dire qu'entre les réglementations normales, les spéciales permis de parking, et celles dues au déneigment, c'est toujours une belle galère de savoir si on a droit ou pas de se garer.

Mon pote Curtis a bien cru que sa jolie petite voiture s'était envolée dans les mains d'un voyou mal intentionné samedi soir, mais il se trouve que les panneaux de déneigement sont apparus comme par magie sans le prévenir, et qu'elle s'est fait remorquer à la fourrière la plus proche. Ouf, c'est mieux comme ça.

Montréal est toujours très dynamique dans le domaine des arts et spectacles. A chaque coin de rue, les murs libres sont régulièrement retapissés de fresques colorées:

La vie nocture, quant à elle, est toujours divertissante et originale. Suivant les conseils de Curtis, nous sommes allés voir un spectacle burlesque samedi soir, c'était très sympathique.


Super coiffures, les gars.

Dimanche matin au réveil: des flocons partout!

Nous sommes allés visiter l'Oratoire St Joseph, que je n'avais jamais vu auparavant. C'est en fait un recueil d'églises dans ce grand bâtiment, avec carrément des escalators entre les niveaux. Certaines parties sont plutôt modernes, et dans les allées latérales de l'église principale ça rappelle un temple égyptien, c'est très intéressant.

J'ai bien fait d'acheter des pantalons de ski il y a quelques semaines, tiens. Ca permet de marcher partout, y compris dans les tas de neige jusqu'au genou. Si mon manteau avait été imperméable j'aurais bien fait un ange de neige, mais je n'ai pas voulu me promener le reste de la journée avec un manteau trempé.

La suite de la visite nous a emmené dans le Vieux Montréal, où c'est de plus en plus dur de jeter un oeil dans la cathédrale Notre-Dame sans payer.

Au marché Bonsecours, les patineurs s'en donnent à coeur joie sur la glace recouverte de neige toute fraîche:

Par contre, le St-Laurent n'était pas sous forme de banquise comme je l'ai vu une fois. On a jeté de la neige pour voir si la surface était gelée mais non, pas vraiment.

Après une délicieuse crêpe (ou deux) pour le brunch, on fait une petite promenade digestive et hop, de retour dans nos contrées.

Montréal sous la neige, un vrai plaisir! D'autant plus qu'on n'a même pas eu froid, malgré les photos qui peuvent le laisser penser. Soit on était bien couverts, soit on est désormais habitués à ces températures hivernales, soit on a été gâtés par un thermomètre toujours au dessus de -10.

Après la bataille

Comme prévu, jeudi matin après la tempête de glace tout était givré. Tout le long de mon chemin du travail, j'ai croisé de pauvres âmes qui tentaient d'extirper leur véhicule de leur coquille gelée. Ce gars-là par exemple, ça a dû lui prendre un moment:

Et puis en ce qui concerne les piétons, la situation n'était pas toujours plus évidente. Le pire c'était quand les locataires avaient eu la lumineuse idée de dégivrer leur paillasson à l'eau chaude, car le premier principe de la thermodynamique dit que ton eau chaude elle ne va pas le rester longtemps, et au matin on trouve une patinoire grand luxe sur tout le trottoir devant la maison. Je ne suis pas encore tombée, mais j'y fais bien attention.

Je vous présente ensuite la grosse flaque que je me suis bien mangée sous forme liquide la veille au soir:

Elle n'a pas arrêté de fondre pendant la journée et de regeler la nuit depuis mercredi dernier. Ca fait maintenant 5 jours que la tempête est passée, mais les rues ont encore un aspect tout à fait similaire. Niveau températures ça reste frisquette donc on ne s'éternise pas dehors, mais avec le matériel adéquate on arrive à s'habituer au -5/-10 tous les jours.

Enfin, il n'y a pas que les véhicules motorisés qui sont pris dans la banquise, mais sauf que celui-là ne vient pas avec un piolet dans la boîte à gants, et qu'il doit probablement attendre la fonte des neiges.

Bon, hein, allez, c'est bientôt le printemps j'espère!

Wednesday, February 14, 2007

La neige, jamais 2 sans 3

Aujourd'hui, nous avons vu la première tempête de neige de la saison sur Bos*ton. Ca a commencé symapthiquement par des petits flocons qui tapaient sur mon carreau quand j'ai ouvert un demi-oeil au reveil. Puis, avant de partir au travail, il a fallu pelleter les 3-4cm de neige devant notre maison, car c'est la responsabilité du locataire de déblayer. Je l'ai fait en 2 temps 3 mouvements, car c'était une petite neige toute fraîchement tombée, légère et pas tassée. Presque pas en retard au travail.

Puis, toute la journée j'ai regardé par la fenêtre le vilain temps; j'ai écouté les histoires de réunion importante où l'on ne peut pas aller car l'aéroport est fermé et les trains on n'en parle pas -- ils sont déjà en retard quand le temps est nickel; j'ai regardé la puie tomber; j'ai vu mes collègues motorisés partir à 14h30 pour éviter le trafic et le verglas; j'ai regardé la glace tomber; j'ai été super efficace car il n'y avait pas grande distraction et pas grand monde; et puis il a été l'heure de partir à mon tour. J'ai remonté mon bas de pantalon, enfilé mon pantalon imperméable, chaussé mes chaussures de rando, chapeauté et emmitouflé les extrémités, et me voilà dehors. L'avantage, comme vous pouvez le deviner grâce à la présence de pluie en milieu de journée, c'est qu'il ne faisait pas froid (par rapport aux -10 du matin et du soir des derniers jours, par exemple). L'inconvénient, c'est que la pluie et la neige en même temps, ça fait une bouillasse immonde qui ne s'écoule pas et qui s'entasse sous forme de lacs de profondeur variable dans les caniveaux et carrefours. J'ai traversé 4-5 rues en immersion totale, c'est à dire que la soupe noire-marron arrivait au dessus de mes chaussures de rando, et je sentais les chaussettes prendre l'eau. Bien entendu, il est difficile d'estimer la profondeur de l'étang avant d'avoir le pied complètement dedans, et puis un coup que le pied est dedans y a plus qu'à se grouiller à sortir, donc autant traverser jusque de l'autre côté. Quand il faut carrément une barque pour traverser, il faut remonter un peu la rue et essayer de trouver un passage à gué. Bref, l'horreur. Ceci dit l'avantage, c'est que j'ai pu tester en conditions extrêmes l'imperméabilité de mes chaussures de rando: eh bien figurez-vous que le Gore-Tex ce n'est pas du pipeau, et que même après plusieurs plongeons de 15-20cm, j'avais encore les pieds au sec. J'ai rencontré sur mon chemin plusieurs voitures en pleine tentative de sortie de stationnement: un mec qui pousse à l'arrière, un moteur qui rugit, un plongeon dans la flaque du caniveau pour le pousseur, et en principe la voiture sort de son stationnement. Puis, de retour à la maison, il a fallu pelleter la glace qui s'était entassée sur notre trottoir, ce qui était vachement moins évident que la neige légère du matin, surtout avec des flocons de glace qui tombaient et faisaient mal au joues avec le vent. Le truc sympa, c'est que pour demain ils nous annoncent du -12/-5ºC, avec du vent. Youpi, comme ça tous les trottoirs seront givrés, et il va me falloir 3/4 d'heure pour me rentre au bureau à petits pas prudents. Quelqu'un a une paire de crampons à me prêter?

Cette neige-là était donc beaucoup moins agréable que celle des billets précédents. Je dois dire que cette tempête était la plus lamentable que j'ai jamais vue, avec les étangs immondes les plus profonds que j'ai rencontré depuis quelques années que je passe une partie de l'hiver aux Zétazunis. C'est quand le printemps?

Sunday, February 11, 2007

La neige, épisode 2

Incroyable, mais vrai. Aujourd'hui je suis retournée à ma station de ski préférée, et mes jambes ont eu le déclic. Elles ont compris (presque toutes seules et immédiatement) qu'il fallait skier avec les bords des skis pour maîtriser vitesse et trajectoire, et non en mettant ses skis en triangle (manoeuvre connue sous les noms de "charrue", "quartier" ou "pizza" dans ma contrée lointaine). Ayant saisi le principe crucial de l'équilibre, la piste facile est vite devenue bien trop facile, la moyenne tout à fait faisable, et je me suis attaquée avec tous mes petits collègues expérimentés à une difficile (pas la super-dure, quand même). Là, mon instructeur personnel Autrichien Guenther -- capable de toutes sortes d'acrobaties sur skis, notamment de me filmer en train de descendre la piste, de skier accroupi ou bien à l'envers -- m'a donné quelques conseils avertis pour perfectionner ma technique, et j'ai fait des progrès fulgurants.

Je vous présente ma bande de zoufs: à côté de la Clot, Jennifer l'Australienne en visite, Julia l'Allemande qui bosse avec moi, Guenther l'Autrichien ami de la famille Preston, Jocelyn l'Australienne super marrante et enfin Oya la Turque qui prend la photo.

Une bande de joyeux lurons, je vous le garantis. C'est quand qu'on y retourne?